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 Charles Spencer Chaplin, dit Charlie Chaplin

15/4/2011

Charles Spencer Chaplin, dit Charlie Chaplin





Charlie Chaplin incarnera 
Charlot pendant 25 ans

Par une triste nuit d'hiver, un vagabond marche seul dans une rue de Londres. Le vent souffle rageusement et le pousse d'un bord du trottoir à l'autre ; le pauvre homme a l'air d'un ivrogne vacillant sous les effets de l'alcool. 

La neige tombe et blanchit le chapeau melon qu'il maintient d'une main sur sa tête ; elle couvre aussi ses vêtements trop grands qui le protègent mal du froid, et ses chaussures éculées. 

De toute évidence, ce pauvre hère n'a pas de toit pour s'abriter. Dans son visage où la moustache met une note gaie, ses yeux profonds reflètent une expression douce et désolée. Soudain, un gémissement attire son attention. Il s'arrête, cherche, et aperçoit dans un recoin obscur un enfant abandonné pleurant lamentablement. Le visage du vagabond s'illumine alors : s'il ne possède ni maison ni foyer, du moins peut-il offrir à l'enfant son affection et sa tendresse. Il le prend dans ses bras et s'éloigne sous les flocons de neige, berçant contre lui le petit être esseulé. 

C'est sur cet épisode que commence le film intitulé le Gosse (The Kid), film qui fit connaître au monde le visage de Chaplin sous, le masque comique de Charlot. 

Biographie



L'homme qui créa le personnage de "Charlot", Charles Spencer Chaplin, né à Londres le 16 avril 1889, débute dans le cinéma comme acteur comique, à l'époque où le 7e art fait ses premiers pas. Comme presque tous les acteurs de cette époque (1914), il interprète des rôles comiques dans des pantomimes qui divertissent le public : duels à coups de tartes à la crème lancées en plein visage, invraisemblables poursuites en voiture, etc. 

Il devient l'un des acteurs les plus célèbres de Hollywood, mais se sent peu satisfait de n'être qu'un bouffon, et souvent, à travers les pitreries, une expression pathétique perce sous son maquillage. 

Il éprouve alors le besoin de se tourner vers l'homme, et de le présenter avec ses sentiments, ses joies et ses souffrances, ses vices, ses faiblesses, ses espérances, ses illusions. 

Chaplin n'a pas eu une enfance heureuse



Tout jeune, il perd son père et connaît avec son frère une existence misérable dans une sordide mansarde.de Londres, se passant le plus souvent de manger, et marchant pieds nus. Il parvient cependant à apprendre le chant, la danse, l'acrobatie, dans diverses troupes de théâtre ou de cirque. Outre la faim et la fatigue, Chaplin connaît la solitude, et souffre du manque de compréhension. 

Le personnage de "Charlot" ?



Devenu adulte, il sent le besoin d'apprendre au public à comprendre la souffrance des pauvres et l'angoisse des faibles. Dans le Gosse, par l'intermédiaire du vagabond recueillant l'enfant abandonné, Chaplin donne au "gamin" toute l'affection qui lui avait manqué autrefois. Quand il a la possibilité de créer tout seul ses propres films, il fait naître un personnage d'un comique incomparable, doté des sentiments d'un homme véritable : c'est l'apparition de "Charlot". 

À travers lui, Chaplin communique au monde la solitude et la tristesse qui l'habitent, exalte la grandeur et la dignité des humbles, ridiculise l'arrogance des puissants, en des films qui font tour à tour pleurer et rire le public du monde entier. Il s'identifie si bien à son personnage qu'il ne peut en demeurer longtemps distinct. Il ne cesse de répéter son rôle, dans une longue série de films, sous son aspect immuable, avec son melon classique, sa canne en bambou, sa redingote décousue, pleine d'accrocs, ses pantalons trop larges et tout usés, ses chaussures percées. Entre Charlot et Chaplin, il n'existe aucune différence : la bonté naïve et la délicatesse du héros sont celles mêmes de son créateur. 

Pendant vingt-cinq ans, celui-ci propose ce personnage aux spectateurs. Mais en 1940, il l'abandonne ; peut-être se sent-il différent, peut-être craint-il que le public n'ait changé et ne comprenne plus désormais le langage délicat et poétique de Charlot. 

Charlot dans “Les temps modernes”


Un style inimitable



Pourquoi un tel succès ?



Il n'est pas difficile de s'expliquer l'universel succès des films de Chaplin. Un comique direct, simple, presque enfantin, et, derrière ce comique, toute la détresse d'un homme qui dénonce l'absurdité du monde moderne. 

Un langage simple



Le film les Lumières de la ville (1931) donne une idée de ce style inimitable. Il conte l'histoire d'un pauvre vagabond solitaire qui aime une jeune aveugle, vendeuse de fleurs au coin de la rue. Charlot, qui ne possède pas un sou vaillant, ne peut offrir à la jeune fille que le réconfort de quelques bonnes paroles, de quelques délicates attentions. 

Un jour, elle lui confie que si elle avait l'argent nécessaire, elle se ferait soigner et recouvrerait la vue. A ces mots, Charlot n'hésite pas à se faire passer pour un homme opulent et lui offre ce qu'il faut pour l'opération. 

Les jours passent ; Charlot travaille avec acharnement, acceptant tous les travaux, pourvu qu'il parvienne à gagner assez d'argent pour atteindre son but ; après avoir été balayeur, il se fait boxeur (l'épisode de Charlot sur le ring, s'abritant derrière l'arbitre pour fuir la fureur de l'adversaire, est l'un des plus irrésistibles du film). Enfin, après mille aventures, il parvient à rassembler la somme promise ; heureux, il la remet à la jeune fille qui pleure de joie et d'émotion. 

Puis il reprend sa vie de vagabond, tandis que la petite fleuriste, qui a recouvré la vue, connaît une vie plus heureuse en travaillant dans un magasin bien installé qui a remplacé son modeste étalage. 

Un jour qu'il passe devant le magasin, Charlot l'aperçoit à travers la vitrine ; il la regarde aller et venir, souriante et paisible au milieu des fleurs qu'elle peut enfin admirer. 

La jeune fille le voit elle aussi et, pendant un bref instant, le doute la reprend : son bienfaiteur est-il vraiment un riche personnage plein de générosité, ou bien ce pauvre homme aux vêtements usés qui a l'air si gentil ? Elle sent s'affirmer en elle l'impression qu'il est là sous ses yeux et décide d'aller à sa rencontre, de lui parler ; mais déjà le pauvre homme est parti : il a préféré garder son secret et s'acheminer vers son destin. 

Presque tous les films de Charlot se terminent sur la scène du vagabond qui s'éloigne sur la route, marchant vers l'inconnu. 

Cette finale, empreinte de mélancolie, est passée dans l'usage et le langage du cinéma sous le nom de "finale à la Chaplin". 



Un artiste complet



Pour chacun de ses films, Chaplin est à la fois le metteur en scène et le principal acteur, le scénariste, le musicien et le producteur. 

Il préfère veiller personnellement à tout, car lui seul sait faire revivre sur l'écran les sentiments qu'il éprouve. Lorsque l'art de Chaplin sembla parvenir à l'apogée de son expression avec les Lumières de la ville, un rajeunissement incroyable se fit jour avec les Temps modernes. L'auteur se place cette fois sur un plan humain pour défendre la dignité de l'homme contre l'esclavage des machines. 

Dans ses films, Chariot ne s'exprime pas uniquement par ses jeux de physionomie, mais avec sa personne tout entière. A lui seul, il occupe l'écran, car tout son jeu a une valeur et une signification : le melon et la canne de bambou constituent la couronne et le sceptre de sa dignité, le symbole même de ce dandysme loqueteux ; sa silhouette fragile représente sa faiblesse, son visage triste et pensif est le miroir dans lequel se reflètent la solitude et le besoin d'affection inhérents à l'homme. 

Moments importants de la vie de Chaplin



Charles Spencer Chaplin est né à Londres le 16 avril 1889. 


  • 1915 : Il débute dans le cinéma en participant à 35 scènes comiques. 
  • 1920 : le Gosse (The Kid) 
  • 1923 : le Pèlerin (The Pilgrim) 
  • 1923 : la Ruée vers l'or (The Gold Rush) 
  • 1931 : les Lumières de la ville (City-Lights) 
  • 1936 : les Temps modernes (Modern Times) ; c'est le dernier film dans lequel paraît Charlot 
  • 1940 : le Dictateur (The Great Dictator) 
  • 1947 : Monsieur Verdoux 
  • 1952 : Limelight 
  • 1957 : Un roi à New York

Charles Spencer Chaplin est décédé en Suisse à Vevey le 25 décembre 1977.

 

 

 

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