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 Youri Alexeïevitch Gagarine

11/4/2011

Youri Gagarine

Youri Alexeïevitch Gagarine (en russe : Юрий Алексеевич Гагарин) (né le 9 mars 1934 et mort le 27 mars 1968) est le premier homme à avoir effectué un vol dans l'espace au cours de la mission Vostok 1 le 12 avril 1961, dans le cadre du programme spatial soviétique.

Débuts

La maison natale à Klouchino

Youri Gagarine nait à Klouchino, près de Gjatsk dans l'oblast de Smolensk. La ville de Gjatsk fut renommée Gagarine en son honneur en 1968. Les parents de Youri travaillent dans une ferme collective : son père, Alexeï Ivanovitch Gagarine (1902–1973), est charpentier ; sa mère, Anna Timofeïevna Matveïeva (1903–1984), est une grande lectrice. Toute la famille Gagarine subit l'occupation nazie pendant la Seconde Guerre mondiale : les deux frères aînés sont déportés en Allemagne en 1943 comme travailleurs forcés et ne reviennent qu'à la fin de la guerre.

En 1949, après l'école secondaire, Youri entre à l'école des machines agricoles de Lioubertsy. Il y reste pendant deux ans. Il entre ensuite à l'institut technico-industriel de Saratov dont il suit les cours durant quatre années. C'est pendant cette période qu'il rejoint un club de pilotage amateur. La même année il est incorporé dans l'armée. Il est sélectionné pour entrer à l'école militaire de pilotage K. E. Vorochilov d'Orenbourg et y rencontre l'infirmière Valentina Goriatcheva. Il l'épouse en octobre 1957, avant d'obtenir son diplôme de pilote de chasse sur MiG-15. Il est alors affecté à la base aérienne de Luostari, région de Petchenga dans l'oblast de Mourmansk près de la frontière norvégienne.


Carrière dans le programme spatial soviétique


Sélection et entraînement

Gagarine en 1962.

En février 1960, Youri Gagarine est sélectionné avec dix-neuf autres pilotes parmi 200 pour devenir cosmonaute pour le programme spatial soviétique. Contrairement aux Américains, les responsables soviétiques avaient décidé de choisir leurs cosmonautes dans la tranche d'âge 25-30 ans, en grande partie parce que les vaisseaux spatiaux seraient entièrement automatisés confinant les cosmonautes à un rôle d'observateur. Il y eu 5 dérogations à la règle de l'âge parmi les 20 sélectionnés dont Vladimir Komarov. À l'époque de sa sélection Gagarine est un pilote junior avec 250 heures de vol sur MiG-15.

Comme les installations pour l'entrainement des pilotes ont à cette époque une capacité limitée, il est décidé le 30 mai de préparer en priorité un groupe de six pilotes (TsPK-1). Ceux-ci sont choisis sur des critères physiques (taille et condition physique). Les futurs cosmonautes ne doivent pas être trop grands pour tenir dans la capsule du vaisseau spatial Vostok . Gagarine, qui mesure 1 mètre 58, fait partie des sélectionnés. Il suit comme les autres apprentis cosmonautes un entrainement physique, effectue des sauts en parachute, s'entraine sur un simulateur de la capsule Vostok, passe en centrifugeuse et reçoit une formation de base sur le fonctionnement des fusées et des vaisseaux spatiaux. En janvier 1961 le groupe passe devant une commission présidée par le général Nicolaï Kamanine qui occupera pour la décennie suivante le poste de commandant du corps des cosmonautes. À l'issue des examens trois pilotes sont sélectionnés : Gagarine, Guerman Titov et Grigori Nelioubov. Déjà à ce stade Gagarine est donné par tous ceux qui le côtoient comme favori et est remarqué par Sergueï Korolev le responsable du programme spatial habité soviétique. Il est doué en mathématiques, attentif à son entourage, persévérant, a une mémoire hors du commun, intellectuellement mûr. Son origine sociale modeste ne fait que conforter toutes ces qualités. Titov est plus cultivé et beaucoup plus expansif que Gagarine mais a un caractère rebelle. Le troisième sélectionné Grigori Nelioubov est sans doute le plus doué sur le plan technique mais est considéré comme trop rebelle par les sélectionneurs les plus conservateurs. Il ne volera jamais et après avoir été licencié à la suite d'un problème d'alcool, il se suicidera en 1966.

Le choix final se fera entre Gagarine et Guerman Titov. Le responsable de l'Union Soviétique Nikita Khrouchtchev, à qui on demande sa préférence, les met sur un pied d'égalité et ce sera finalement la commission de Kamanine qui tranchera en faveur de Gagarine.


Vol Vostok 1

Le module de descente de Vostok 1

Le 12 avril 1961, Gagarine devient le premier homme à voyager dans l'espace dans la capsule Vostok 3KA-2 (Vostok 1). Il décolle du cosmodrome de Baïkonour (Kazakhstan) à h 7 (heure de Moscou, h 7 GMT) puis effectue une révolution d'1 heure et 48 minutes autour de la Terre, à une moyenne de250 kilomètres d'altitude (apogée : 327 km et périgée : 180 km). Son signe d'appel durant le vol est « Кедр », désignant le pin de Sibérie. Le début de larentrée atmosphérique ne se passe pas bien car le module de service ne parvient pas à se séparer du module de rentrée comme prévu et Gagarine est secoué dans tous les sens. Finalement la séparation intervient lorsque la pression aérodynamique s'accentue 10 minutes après son déclenchement. À quelques kilomètres du sol, en application d'une procédure commune à tous les vaisseaux Vostok, Gagarine s'éjecte de sa capsule et effectue le reste de sa descente en parachute. Il se pose vers 10 h 55 (heure de Moscou, h 55 GMT) près de Saratov (ville sur la Volga à environ 700 km au sud-est de Moscou). Pour ne pas diminuer l'exploit, les autorités soviétiques prétendent à l'époque que Gagarine est revenu au sol dans la capsule. Le déroulement réel sera connu à la fin des années 1990 avec la libéralisation du régime russe.


Célébration sous le sceau du secret

En tournée en Egypte en 1962

Le vol eu un retentissement énorme en URSS comme dans le monde. L'Union Soviétique avait généralement à l'étranger une image de pays arriéré : celle-ci est complètement effacée par la réussite du programme spatial soviétique. Gagarine entame à la suite de son vol une tournée autour du monde durant laquelle sa présence est utilisée à des fins politiques. Les dirigeants soviétiques imposent à Gagarine de révéler le moins de détail possible sur le programme spatial. Lorsqu'il est interrogé par les journalistes étrangers ses réponses sont souvent évasives : on ne saura rien à l'époque de l'emplacement réel de sa base de lancement qui est toutefois connue par les services secrets américains grâce à leur station radar en Turquie. Les soviétiques indiquent un lieu près de la ville de Baïkonour qui est en fait à 360 km de la base de lancement. Le nom du responsable du programme spatial soviétique, Sergueï Korolev, reste également secret. Celui-ci n'apparait pas dans les commémorations ; on laisse croire qu'Anatoli A. Blagonravov est le père de l'astronautique soviétique : ce vénérable membre de l'Académie des sciences soviétiques de 66 ans, dont les liens avec le programme spatial sont très ténus, est chargé de fournir les détails techniques sur les vols spatiaux réalisés au cours des différents congrès internationaux qui suivent Vostok 1. Pour récompenser ceux qui ont participé à cet exploit, sept mille personnes reçoivent le titre de Héros de l'Union Soviétique mais seuls ceux faisant partie des instances dirigeantes (dont le premier secrétaire Khrouchtchev) sont officiellement nommés. Les cinq véritables responsables du programme sont récompensés mais restent dans l'ombre.


Responsable de l'entraînement des cosmonautes

Peu après son vol, Gagarine est nommé responsable de l'entraînement des cosmonautes. qui a lieu à la Cité des étoiles dans la banlieue de Moscou. Dans ce rôle il est associé à l'élaboration du programme des missions et à la sélection des cosmonautes. Au cours des vols suivants, Gagarine participe aux prises de décisions critiques concernant le déroulement des missions et assure en partie la liaison radio avec le cosmonaute en vol. Parallèlement Garagine entame une tournée autour de la planète : Accompagné par Titov qui a renouvelé l'exploit de Gagarine le 6 aout 1961 (Vostok 2) et Kamanine responsable du corps des astronautes il visite en 1961 l'Afghanistan, le Brésil, le CanadaCeylanCuba, la Tchécoslovaquie, l'Inde, la Finlande, la Hongrie, l'Islande et leRoyaume-Uni. L'année suivante il séjourne dans de nombreux autres pays. Cette gloire brutale monte à la tête de Gagarine comme de Titov. Tous les deux sont semoncés par le Parti pour leur abus répétés de boisson et leur comportement avec la gent féminine. Durant une de ses frasques Gagarine se blesse sérieusement à la tête en se jetant du premier étage d'un immeuble pour échapper à sa femme sur le point de le surprendre en galante compagnie.

Gagarine est accaparé par sa tache non officielle d'ambassadeur de l'Union Soviétique qui ne lui laisse plus suffisamment de temps pour son entraînement de cosmonaute. Les dirigeants soviétiques souhaiteraient qu'il renonce à voler : Kaminine lui propose de prendre la direction du Centre d'entraînement des cosmonautes. Gagarine ne veut pas de ce travail de bureau. Il refuse à plusieurs reprises cette proposition avant d'accepter, sous la pression, le poste de directeur adjoint le 21 décembre 1963 avec le grade de colonel dans l'Armée de l'Air soviétique.


Dans l'attente d'une deuxième mission

À compter de 1962, le projet du nouveau vaisseau spatial Soyouz est développé par les équipes de Korolev. Soyouz est beaucoup plus vaste que la capsule Voskhod et il doit permettre d'emporter un équipage de trois personnes. Il dispose d'un système de rendez-vous automatique qui permet l'amarrage de deux vaisseaux. À partir de 1964 Soyouz devient une pièce maîtresse du programme lunaire habité soviétique que les dirigeants de Moscou se sont enfin décidés à lancer en constatant les progrès du programme Apollo. La première mission prévue comporte le lancement de deux vaisseaux Soyouz dotés d'équipage qui doivent effectuer un rendez-vous dans l'espace. À compter de septembre 1965 quatre cosmonautes commencent l'entraînement pour le poste de commandant. Pour la première fois depuis quatre ans, Gagarine fait partie des présélectionnés mais le favori est Vladimir Komarov : celui-ci est considéré comme le plus compétent et le plus brillant des quatre hommes. Gagarine, accaparé par ses taches bureaucratiques, a grossi et a perdu une partie ses compétences de cosmonaute. Mais il s'entraîne dur et repasse favori devant Kamarov jusqu'à ce que les officiels à l'issue d'une réunion au centre d'entraînement des cosmonautes imposent en avril 1966 Kamarov et assignent à Gagarine le rôle de doublure.

La mise au point du vaisseau Soyouz se passe mal. Tous les vols d'essais sans équipage sont entachés de problèmes et la date du premier vol est régulièrement repoussée. Sans attendre de nouveaux tests et contre l'avis de certains cosmonautes et ingénieurs une double mission est planifiée sous la pression des politiques qui veulent faire un coup d'éclat pour contrer la domination américaine qui se profile : dans le cadre de la mission Soyouz 1 un premier vaisseau Soyouz doit être lancé avec à son bord Kamarov puis un deuxième Soyouz le rejoint en orbite avec trois cosmonautes pour un rendez-vous orbital. Le 23 avril 1967, Komarov est accompagné par Gagarine jusqu'à l'écoutille de son vaisseau qui décolle et place en orbite le vaisseau sans encombre. Le vaisseau de Kamarov connaît de nombreux problèmes auxquels celui-ci tente en vain de faire face avec l'aide des équipes au sol dont Gagarine. Mais la situation impose l'interruption de la mission et l'annulation du lancement du second vaisseau. Au cours de la descente vers le sol, la parachute du vaisseau se met en torche et le vaisseau s'écrase en tuant Kamarov. Une commission d'enquête est créée et Gagarine fait partie des personnes chargées de déterminer l'origine de la défaillance à l'atterrissage. Quelques jours après l'accident Kamanine informe Gagarine que celui-ci n'a pratiquement aucune chance de participer à une future mission spatiale et qu'il va proposer son interdiction de vol.

En 1966 Gagarine, comme la majorité des autres cosmonautes de sa promotion, entame un cycle d'étude à l'institut d'aéronautique Joukovski de Moscou. À titre de travaux pratiques les cosmonautes travaillent sur les caractéristiques d'un avion spatial inspiré du projet Dyna-Soar américain abandonné quelques années auparavant. Gagarine est notamment chargé de l'aérodynamique et du système d'atterrissage. En novembre 1967, toujours dans l'objectif de protéger la vie d'un personnage qui symbolise le triomphe de l'astronautique soviétique, Gagarine n'est plus autorisé à effectuer des vols sur avion de chasse en solo. Gagarine est accaparé par sa participation à plusieurs commissions d'État et par son rôle d'ambassadeur de l'astronautique soviétiques. Il aime rouler vite et il échappe miraculeusement à de graves accidents. Selon Kamanine son mode de vie, les réunions interminables et les beuveries fréquentes transforment progressivement l'image publique de Gagarine et effacent le sourire qui faisait son charme.


Décès

Un MiG-15 UTI, avion d'entraînement biplace.

Début 1968 Gagarine est de nouveau autorisé à piloter un avion de chasse à condition d'être accompagné d'un instructeur. Il enchaîne les vols d'entraînement, à un rythme que Kamanine juge trop élevé, car Gagarine veut de nouveau voler en solo. C'est ainsi que le 27 mars 1968 il décolle peu après 10 heures du matin à bord d'un MiG-15 UTI depuis un aéroport proche de Moscou. Il est accompagné d'un instructeur, le colonel Vladimir Serioguine, pilote de 45 ans aux références impeccables, qui depuis 1963 est affecté à l'entraînement des astronautes. Quelques minutes après le décollage, Gagarine demande aux contrôleurs la permission de modifier son plan de vol et de rentrer à la base, ce sera sa dernière communication. En l'absence de nouvelles, l'alerte est rapidement déclenchée. Quelques heures après ce dernier contact, des hélicoptères décollent pour se mettre à la recherche de l'avion qui est repéré à environ 64 km de la base aérienne dans une zone densément boisée et recouverte d'un mètre de neige. L'avion a creusé un cratère de 6 à 7 mètres en s'écrasant, ce qui laisse supposer qu'il a heurté le sol à une vitesse comprise entre 700 et 800 km/h. L'équipe de recherche découvre rapidement une mâchoire qui est identifiée comme étant celle de Serioguine. Les recherches sont interrompues par la nuit. Lorsqu'elles reprennent le lendemain, l'équipe de sauvetage découvre d'abord la combinaison de vol de Gagarine accrochée à une dizaine de mètres dans un arbre puis, peu après, les corps des deux pilotes. Une commission a été mise en place dès la veille au soir pour découvrir ce qui s'est passé.

La thèse officielle annonce alors que Gagarine ne s'est pas éjecté de peur de voir son MiG-15 s'écraser sur une école , cette information se révéla rapidement entièrement fausse. L'enquête officielle de l'époque, dont les conclusions ne sont pas alors rendues publiques, impute l'accident à une manœuvre brusque soit pour éviter un ballon-sonde soit pour ne pas pénétrer dans la zone de turbulence située au sommet d'une couche nuageuse . Ces conclusions, qui mettent en cause le pilote, soulèvent des protestations de Kamanine et des cosmonautes seniors. En l'absence d'informations officielles sur les circonstances de l'accident, de nombreuses hypothèses sont énoncées par des experts occidentaux. Le rapport de l'époque est déclassifié en avril 2011.

En Union Soviétique le dossier est rouvert 20 ans plus tard et une étude minutieuse met en évidence plusieurs facteurs qui contribuent à jeter un jour nouveau sur l'accident. Deux MiG-21 et un MiG-15 auraient été autorisés à voler dans la même zone au même moment et le cosmonaute aurait décollé sans information sur le plafond de la couverture nuageuse. Alors que Gagarine entame un virage à une altitude de 700-1 200 mètres pour rentrer au terrain, le deuxième MiG-15 passe sans s'en rendre compte à 500 mètres de l'avion de Gagarine en coupant sa trajectoire. Celui-ci, pris dans les turbulences créées par le sillage de l'avion, entame une vrille que le pilote parvient à redresser après avoir effectué cinq tonneaux. Mais au sortir de la vrille Gagarine et son coéquipier, qui se trouvent dans une couche nuageuse épaisse, n'ont plus qu'une idée imprécise de leur altitude. Ils sont en fait entre 400-600 mètres du sol et leur angle de descente est de 70 degrés. Il ne reste alors plus que cinq secondes avant que l'avion s'écrase au sol et ils n'ont pas le temps de s'éjecter.

Gagarine et Serioguine sont tous deux inhumés dans le mur du Kremlin. La perte en deux ans de deux cosmonautes (Vladimir Komarov en 1967, et Gagarine en 1968) entraîne un changement important dans les procédures de sécurité appliquées pour la mise au point des lanceurs et des vaisseaux habités. Alors que, jusque-là, les autorités soviétiques avaient parfois fait prendre des risques importants aux cosmonautes pour battre les Américains dans la course à l'espace, comme ce fut le cas en particulier pour le vol de Komarov, par la suite les vols des vaisseaux sans pilote permettant de qualifier avec un degré raisonnable de certitude les engins deviennent la règle.

 

Distinctions

Statue de Youri Gagarine à la Cité des étoiles.

À la suite de son vol spatial, le lieutenant Gagarine est directement promu au grade de major. Il reçut le titre Héros de l'Union soviétique et la médaille de l'ordre de Lénine, qui constituent les plus hautes distinctions de l'Union Soviétique. Il est nommé membre d'honneur de l'Académie internationale d'astronautique (1966).

Son nom a été donné à :

Comments

Elisa Griffith, le 11-02-2017 à 04:58:11 :

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